Texte Libre
Bonjour à toutes et à tous
Dernière mise à jour le 3 juillet 2008
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Le 9 juin 2007
Les pressions exercées par les populations humaines sur les ressources en eau sont de plus en plus fortes. La croissance démographique, l’urbanisation rapide, l’adoption de nouveaux modes de consommation et de production agricole, et la pollution sont autant de facteurs qui se traduisent souvent par une dégradation des ressources en eau. Les gouvernements, pour des raisons essentiellement politiques, essaient dans la mesure du possible d’aller chercher l’eau où elle se trouve. En effet, modifier la structure de consommation impliquerait souvent la mise en place de réformes importantes, notamment la tarification de la ressource afin d’en réduire le gaspillage.
Plusieurs moyens ont été envisagés afin d’accroître l’offre d’eau. Les détournements de rivières et les transferts interbassins sont parmi les plus courants. Certains pays utilisent le dessalement ou encore des techniques de recyclage de l’eau. Dans les années 1970, certains chercheurs pensaient que le transport d’icebergs de l’Antarctique jusque dans les zones arides du globe pourrait résoudre de nombreux problèmes d’approvisionnement en eau. En plus de représenter des réserves immenses, l’exploitation des icebergs peut se faire sans coûts politiques importants, puisque cette eau est inutilisée et n’appartient à personne.
À ce jour, cette option ne s’est pas concrétisée, compte tenu du coût financier trop élevé et des nombreux problèmes techniques qui se posent. Mais selon certains spécialistes, la possibilité d’exploiter des icebergs risque, éventuellement, de refaire surface.
L’enthousiasme sans limite des années 1970
L’un des premiers à planifier sérieusement le transport d’icebergs de l’Antarctique, dans les années 1950, est John Issacs, un océanographe de la Scripps Institution, en Californie. Il calculait que six bateaux pourraient tirer en quelques mois des icebergs mesurant 30 kilomètres. L’enthousiasme envers l’idée du transport d’iceberg atteint son apogée en 1977, lors d’une conférence internationale sur l’exploitation des icebergs qui se déroule à l’Université d’Iowa State. Parmi les pays ayant le plus contribué au contenu de cette conférence, on retrouve notamment les États-Unis, la France, le Canada et l’Arabie Saoudite. Certains experts croient alors possible de remorquer des icebergs mesurant 80 kilomètres de longueur. D’autres, comme les chercheurs John Hult et Neil Ostrander proposent de tailler les icebergs afin qu’ils aient une forme de proue de bateau pour ensuite les tirer en chaîne à l’aide de remorqueurs fonctionnant à l’énergie nucléaire.
Mais les difficultés techniques et financières sont loin d’être surmontées afin de concrétiser le transport d’icebergs de l’Antarctique. Parmi celles-ci, notons les conditions climatiques difficiles durant le voyage, l’instabilité des icebergs, le danger que leur morcellement poserait pour la navigation, et les risques d’effets néfastes sur les écosystèmes. L’idée de remorquer des icebergs a été mise de côté depuis le début des années 80.
La « chasse aux icebergs »
Le remorquage ne constitue pas la seule manière de « changer la glace en eau ». À la lumière du vide juridique entourant l’appropriation d’icebergs en eau internationale, d’autres types d’exploitation commerciale de l’eau d’icebergs pourraient créer un précédent, advenant la réalisation de projets de transport à plus grande échelle. Les icebergs provenant de la côte ouest du Groenland migrent vers Terre Neuve chaque année entre avril et juillet. C’est la « saison de la chasse ».
Après avoir identifié par avion les icebergs accessibles, les « chasseurs » se rendent sur place en bateau et cassent des morceaux de glace à l’aide de scies et de grues accrochées à l’iceberg. Certains vont même jusqu’à tirer les icebergs à la carabine en espérant que des morceaux plus petits s’en détachent. La glace est ensuite concassée, puis entreposée dans des barges en vue de la fonte.
Les deux chefs de file en développement de techniques de récoltes de glace sont la compagnie Iceberg Industries et la Canadian Iceberg Vodka Corporation. Fondée par un ancien directeur de Canadian Iceberg en 1996, Iceberg Industries appartient à Iceberg Corp. of America, incorporée au Nevada. Elle a terminé en 2002 la conception d’une usine d’embouteillage flottante. Un excavateur de 22 mètres réalise le travail d’excavation. La glace est ensuite aspirée par un pneumatique jusqu’au bateau-usine. En plus d’être associé aux marques Borealis Iceberg Water, Borealis Iceberg Vodka et Borealis Iceberg Beer, l’entreprise a également signé un contrat important avec la chaîne Loblaws qui commercialise de l’eau d’iceberg sous sa marque maison President’s Choice. Canadian Iceberg a pour sa part débuté ses activités en 1995. Les icebergs n’étant alors pas reconnus comme une source d’eau par les gouvernements américain et canadien, la société décide d’embouteiller de la vodka, la Iceberg Vodka, en partenariat avec la Newfoundland Liquor Corporation pour l’embouteillage. La Iceberg Vodka est plus difficile que l’eau à positionner dans les hautes gammes du marché, à cause de la forte concurrence de marques bien établies telles que Smirnoff. La Iceberg Vodka est maintenant disponible dans 15 pays et 13 États américains, le plus important marché étant la Floride. Iceberg Vodka a reçu une médaille d’or du Beverage Tasting Institute de Chicago en 1998, et a été classée première par le Wine Access Magazine en 2001.
source : http://www.apetudiante.info/
Le 1er avril 2007
Sur le marché des techniques de l'eau, on trouve de nombreuses lignes de pompes pour puits artésiens domestiques. Parmi l'éventail des produits pour systèmes d'alimentation en eau offerts, on note entre autres les pompes à turbines submersibles ou à moteur hors puits, les pompes submersibles de 4 pouces, les pompes à jet, de puisard, à effluents, à eau d'égout ou centrifuges, ainsi que les pompes de procédé, pour liquides chargés, multi-étagées ou à double effet.
Faciles d'entretien et résistantes à la corrosion, les pompes à jets sont dotées de moteurs à service continu. Il y a des pompes à jet pour puits peu profonds. Ce sont des pompes en fonte et en composites hautes performances, comprenant tuyère et venturi, et n'ayant pas besoin de pièces supplÉmentaires. Il y a aussi des pompes à jet convertible pour les puits profonds ou peu profonds permettant une plus grande profondeur de pompage. Ces pompes sont munies d'un diffuseur vissé et d'une bague d'usure en inox. Certaines sont dotées d'une membrane de corps de pompe intégrale empêchant la mise à sec de la garniture mécanique. Il y a finalement des pompes à jet verticales qui sont munies d'un régulateur de pression automatique réglable. Pour un plus grand débit, on peut opter pour une pompe centrifuge autoamorçage.
Les pompes submersibles, pour leur part, se caractérisent par leur capacité de rester sous l'eau. De débit moyen, certaines de ces pompes, en inox et composites hautes performances, comprennent des roues flottantes et un Écart entre les surfaces laissant passer les abrasifs ainsi qu'un clapet de non-retour intégré. D'autres modèles, en fonte, inox, composites hautes performances et cupro-silicium, ont un débit très élevé.
source : http://www.enbeauce.com/
Le 28 mars 2007
Hier, le rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement dénonçait la crise mondiale de l’eau : plus de 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et 2,6 milliards manquent de services sanitaires. Aujourd’hui, le rapport de World Wide Fund analyse les dangers du manque d’eau à l’échelle mondiale, entre conflits sub-régionaux et quelques 200 millions de réfugiés climatiques. Demain, avec le retour de la saison sèche, au Niger où la moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable, la pénurie d’eau tuera une fois encore brutalement, immanquablement, inexorablement.
L’Assemblée Mondiale des Elus et Citoyens de l’Eau (AMECE) s’est terminée au Parlement européen, à Bruxelles, sur un constat : il est urgent de passer à des solutions concrètes, efficaces, à court et à long terme, au Nord comme au Sud de la planète. Mot d’ordre : combattre le scandale mondial de l’eau (construit via le Washington consensus) et développer une alliance mondiale pour l’eau (à construire via un Water consensus). Au cœur des échanges : le rôle central de l’Etat régulateur et le désir citoyen de réappropriation de l’ « or bleu », l’un et l’autre à ériger en Water warriors. Quatre cibles : pour le droit à un accès universel, pour un bien commun, pour un financement solidaire, pour une gestion participative. Aujourd’hui chacun est de retour dans le confort de ses pénates. Demain chacun sera à nouveau confronté à son gouvernement… Or les états majors des partis politiques belges s’affèrent à poser la dernière main sur leur programme de campagne en vue des prochaines législatives. Dès lors pour dépasser les grands messes, les chartes et autres déclarations de belles intentions, comment décliner ces quatre objectifs pour que la Belgique de demain passe des paroles aux actes ?
Reconnaître le droit à l’eau passera par la constitutionnalisation de l’accès à l’eau et aux services sanitaires de base dans les textes fondamentaux. D’abord, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) : pour les 60 ans de la DUDH (2008), la Belgique doit agir pour que le droit à l’eau y soit inscrit ! Ensuite dans une convention internationale sur l’eau dans le cadre des Nations Unies (NU) : une telle convention – peut-être sur la même logique que la Convention pour la promotion de la diversité culturelle – constituerait le socle commun et cohérent de règlements pour tous les pays et clarifierait le rôle de l’Etat en tant que fournisseur d’une eau salubre et abordable pour tous ses citoyens. Enfin, aux côtés de nombreux pays (de l’Afrique du Sud à la RDC, de l’Equateur à l’Uruguay…), la Belgique doit inscrire une référence directe à l’accès à l’eau dans sa Constitution !
Ces bases juridiques étant posées, il convient dès lors de déterminer un espace politique permettant un accès universel à l’eau. Pour ce faire, défendre l’eau comme un bien commun signifie l’exclusion de l’eau de tous les processus de libéralisation commerciale, de privatisation sauvage, voire de domination impérialiste. En la matière, les trois Régions belges, fortes de la mobilisation de nombreuses collectivités locales, peuvent relayer la revendication du refus de toute marchandisation de l’eau via une double initiative. D’une part saisir le prochain gouvernement fédéral en lui demandant d’organiser une grande conférence nationale de « mise à plat » des menaces qui pèsent sur les services publics, et singulièrement sur l’eau. Et d’autre part interpeller la Commission européenne via le Comité des Régions afin qu’aucune demande de libéralisation de l’eau ne soit adressée à un quelconque partenaire de l’Union dans le cadre des nombreux accords de libre échange en cours de négociation.
Vient ensuite la question cruciale du financement de l’accès universel à l’eau. En termes de rapports Nord/Sud, au-delà de la nécessité d’une meilleure gestion des fonds actuels, il est clair que des investissements constants et additionnels reste une priorité. Dans cette perspective, on réservera un bon accueil aux initiatives de fonds grâce aux « centimes de la solidarité » de certaines régions d’Europe, dont les trois Régions belges. Avec impatience quant à leur activation. Avec curiosité quant à leurs efficacité et fonctionnement. Et avec un plaisir non-dissimulé s’ils sont strictement additionnels aux moyens déjà mobilisés par l’Etat belge. Par ailleurs, la réallocation d’une partie des marges dégagées par toute annulation de la dette, la déconnexion des conditionnalités des institutions financières internationales ou encore le développement d’une véritable fiscalité mondiale* sont autant d’armes qui permettront au Sud notamment un auto-financement de ses besoins en matière d’eau.
Enfin en termes de gouvernance mondiale, tout cela doit être développé sous l’égide et la responsabilité d’une Agence Mondiale de l’Eau. Cette Agence spécialisée et rattachée aux Nations-Unies assurerait la gestion démocratique et transparente de la politique mondiale de l’eau. Elle se verrait notamment confiées les missions suivantes : a) veiller à la subordination des politiques des institutions internationales, financières et commerciales - qui ont, ces dernières décennies, imposé la privatisation de l’eau - à l’objectif de l’accès universel de l’eau, b) gérer et coordonner tous les moyens financiers alloués à l’accès universel à l’eau, c) remplacer l’illégitime Conseil Mondial de l’eau - organisme non-représentatif reflétant essentiellement l’influence des institutions financières internationales et des transnationales de l’eau -, d) organiser le Forum Mondial de l’Eau, dont le prochain rendez-vous est fixé à Istanbul en 2009.
Voici les quatre pistes de conclusions et d’engagements de l’AMECE qui attendent une traduction politique forte au niveau national et une initiative diplomatique déterminée aux niveaux supra-nationaux concernés. Nous les adressons aujourd’hui aux responsables politiques de notre pays, avec qui nous prenons rendez-vous dans le gouvernement de demain. Désamorcer la bombe hydrique sur laquelle le monde est assis en est à ce prix.
source : http://www.indymedia.be/
Le 7 février 2007
L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) va distribuer de l’eau en quantité et en qualité à Dori, capitale du Sahel burkinabé, à la faveur de la XIe Journée nationale du paysan, prévue les 7, 8 et 9 février 2007. La nouvelle station de pompage de l’ONEA vient en effet couvrir les besoins de la ville en eau à plus de 100% pour une période d’au moins dix ans.
Un pas vers l’accès des Burkinabè à l’eau potable est en train d’être franchi à Dori où l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a installé dans le cadre d’un projet d’approvisionnement en eau potable une station de pompage d’une capacité de 2400m3 d’eau par jour.
Une production qui est largement au-delà de la consommation actuelle des habitants de Dori, estimée entre 700 et 800 m3 d’eau par jour. “Cette station viendra couvrir l’ensemble des besoins en eau des ménages de la ville à plus de 100% pour au moins 10 ans (2020).” L’ONEA va fournir une eau de qualité à partir du barrage de Yakouta. En janvier dernier, comme toute installation industrielle, après les travaux, les techniciens étaient à pied d’œuvre pour réaliser les tests d’épuration de l’eau.
En principe, le chef de l’Etat devrait visiter la station de pompage lors de la JNP consacrant ainsi son fonctionnement officiel. Il appartient désormais aux populations, aux pouvoirs publics de veiller à une bonne gestion de cette eau dans la mesure où les besoins croissent du fait de l’explosion démographique, des activités agricoles et industrielles. En fait, cette gestion doit se bâtir sur la concertation, la collégialité de sorte à satisfaire chaque acteur.
Faute de quoi, Dori va encore plonger dans les déficits récurrents d’eau et des pollutions. Le projet d’approvisionnement en eau potable à partir du barrage de Yakouta est d’un coût global d’environ 1,6 milliard de F CFA.
source : http://www.lefaso.net/

